Il était une fois…l’Espace, en route pour la science-fiction

il était une fois l'espaceIl était une fois…l’Espace est la deuxième série d’animation télévisée française. Toujours créée par Albert Barillé pour les studios Procidis, cette fois en coproduction avec le studio japonais Elken.

Comme Il était une fois…l’Homme, la série se compose de 26 épisodes de 26 minutes. Elle fut diffusée pour la première fois à partir du 9 octobre 1982, sur FR3.

Elle eut beaucoup moins de succès que la série précédente, et que la suivante. Pourquoi ? Sans doute parce qu’elle n’avait pas de vocation pédagogique comme les autres Il était une fois... et qu’il s’agissait de science-fiction.

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A première vue, pas de gros changement ! Le créateur, réalisateur, scénariste est Albert Barillé. Les dessins sont toujours signés Jean Barbaud en ce qui concerne les personnages. Et pour cause, on retrouve les mêmes, mais dans un autre contexte. La série se présente de la même façon.

Alors, est-ce une présentation de l’Espace comme a été présentée l’Humanité ?

Eh bien non ! On note ici de grosses différences. La série n’a pas vraiment de vocation éducative, même si elle amène chacun à réfléchir à des questions philosophiques ou métaphysiques. L’histoire est transposée dans un univers de science-fiction. De nombreux épisodes reprennent des mythes grecs et des légendes européennes, en passant par des thèmes chers à la science-fiction comme les robots.

Synopsis : XXXème siècle. L’histoire raconte l’affrontement entre plusieurs grandes puissances galactiques : la Confédération d’Oméga (dont la Terre fait partie), la république militaire de Cassiopée qui est en fait une dictature dirigée par le général Le Teigneux, le Grand Ordinateur, sorte d’ordinateur super-puissant à la tête d’une armée de robot.
Le rôle de gardien de l’équilibre échoit pour l’essentiel à la police spatiale de la Confédération, à laquelle appartiennent Pierrot et Mercedes, alias Psi. On les suit dans leurs différentes missions d’exploration et de pacification.

police spatiale
Même si on retrouve les mêmes personnages, cette fois c’est Pierrot et Psi (surnom de Mercedes) qui auront les rôles principaux. Ils sont coéquipiers et petits-amis. Psi est une jeune femme calme et posée. Elle possède des qualités qui seront utiles  : elle est très intuitive, télépathe et maîtrise l’hypnotisme. Ils sont accompagnés dans leurs aventures par Métro, « l’androïde à cerveau positronique » créé par Maestro.

Maestro et Métro

Naturellement, on retrouve nos méchants, qui sont cette fois de vrais grands méchants : le général Le Teigneux, chef suprême de la Constellation de Cassiopée, et Le Nabot, consul de Cassiopée et représentant du général Le Teigneux au Conseil d’Oméga.

le nabot et le teigneux

Le général Le Teigneux finit par quitter la Confédération d’Oméga et, fort d’une alliance avec les Humanoïdes (armée du Grand Ordinateur), se retourne contre elle.

Contrairement à de nombreuses séries de cette époque (Goldorak, Albator, Capitaine Flam, pour rester dans le même thème), Il était une fois…l’Espace est de conception essentiellement européenne.
Un grand soin est apporté au graphisme. Aux côtés de J. Barbaud se tiennent d’autres dessinateurs : René Borg et Afrula Hadjiyanakis. Et surtout Manchu, qui est le concepteur de la plupart des vaisseaux et décors de science-fiction.

Objet dérivé : la Libellule, vaisseau de Pierrot et Psi

La flotte de Cassiopée, avec son plus gros vaisseau de guerre le Nautilus

flotte de cassiopée, nautilus

 

L’exactitude scientifique est également un trait important, en ce qui concerne le nom des constellations et des étoiles, la position et l’aspect des planètes du système solaire, etc.

De plus, la série fait une belle place aux femmes, et à la parité. A la tête de la Confédération se trouve une femme, la présidente Pierrette, épouse du colonel Pierre, chef de la police spatiale, et mère de Pierrot :

présidente pierrette

Les six derniers épisodes sont centrés sur l’affrontement entre la Confédération d’Oméga et la Constellation de Cassiopée, qui est en fait manipulée par le Grand Ordinateur. Il apparait à l’épisode 21. Créé par un savant terrien qui ne supportait plus les conflits incessants, il poursuit sans relâche la mission confiée par son créateur : empêcher les humains de se faire la guerre, même s’il doit imposer pour cela une dictature totalitaire et quelque soit le nombre des victimes. Il représente en cela le systématisme froid et logique des machines face aux émotions humaines.

Notons enfin que les musiques d’ambiance sont composées par Michel Legrand. Quant à la chanson du générique, elle est chantée par Jean-Pierre Savelli.

  • Générique de Il était une fois…l’Espace, paroles de A. Barillé :

 

Il était une fois…l’Espace n’a pas eu le même succès que les autres séries du même acabit.

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3 réponses à Il était une fois…l’Espace, en route pour la science-fiction

  1. Frédéric dit :

    Bonjour, j’ai adoré cette série a l’époque. La qualité du design des vaisseaux spatiaux est excellente et supérieure a celle de beaucoup d’animations produites plus tard.

    Je signale une lettre oublié dans le premier paragraphe du synopsis a  »grand ordinateur »

    • LaLionne dit :

      Merci Frédéric, j’ai corrigé la coquille.

      J’aimais beaucoup toutes les séries « Il était une fois… ». C’est simplifié, pour permettre à des enfants de comprendre. Mais j’ai appris beaucoup de choses.

      • Frédéric dit :

        En effet. Même si elles sont maintenant relativement anciennes, leurs rediffusions (qui se font rare hélas) permet de se remémorer pas mal de souvenirs.

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