Le prénom, un choix qui colle à la peau

le prénomEh oui, le prénom… Son choix n’est pas toujours si simple, c’est même une chose sérieuse.

Pourquoi ? Tout simplement parce qu’il nous définit socialement. C’est l’élément distinctif qui, en complétant le nom de famille, permet d’identifier l’individu.

Il figure obligatoirement sur l’acte d’état-civil enregistré à la mairie du lieu de naissance.

Retrouvez un peu d’histoire avant de choisir le prénom de votre enfant dans la catégorie Divers ou Livres :

Dès la naissance de l’enfant, la sage-femme demande « Comment allez-vous l’appeler ? », afin de marquer son nom et son prénom sur un mignon petit bracelet. Ensuite, il faut déclarer à la mairie le ou les prénom(s) de son bébé. C’est obligatoire !

choix-prenom

Les registres d’état-civil, comme autrefois les registres paroissiaux, sont une mine de renseignements pour les historiens et les sociologues. Alors, de quoi s’agit-il exactement ?

Depuis le XIIIème siècle, l’Église avait demandé à son clergé de noter les naissances, mariages et décès dans un registre. Mais cela ne revêtait aucun caractère obligatoire.
L’état-civil apparait en Europe à l’époque de la Renaissance, d’abord dans certaines cités italiennes, puis en France où une ordonnance de François Ier en a fixé les règles. L’ordonnance de Villers-Cotterêts confie la tenue de ces registres au curé de la paroisse, afin de couvrir tout le territoire. Il s’agissait des registres paroissiaux. Non seulement chaque naissance est obligatoirement enregistrée, mais elle doit être rédigée en français.
C’est à cette époque que le français s’impose définitivement comme langue officielle face aux patois locaux et au latin. C’est aussi à cette époque que les noms patronymiques se fixent vraiment.

On fait un petit bond dans le temps… Après la Révolution, il s’agit des registres d’état civil tels que nous les connaissons. Ils étaient tenus par un officier d’état civil (représentant de l’État), et non plus par le curé de la paroisse.
La loi de germinal an XI (1803) précise que seuls les prénoms en usage dans les différents calendriers et ceux des personnages connus de l’histoire ancienne pourront être reçus comme prénoms sur le registre de l’état civil.

calendrierSi les parents se référaient au « calendrier des saints », il n’y a guère de différence avec des prénoms actuels. S’ils se référaient au calendrier révolutionnaire, on pouvait croiser des Tabac, Acacia, Échalotes, Luzerne…

L’interprétation de la loi étant laissée à l’appréciation de l’officier d’état civil, on trouvait en France de grandes disparités. Un prénom à consonance régionale pouvait être accepté dans une ville, refusé dans une autre de la même région. Ce qui, pour les parents, relevait de l’injustice.
Devant la multiplication des procès et sous la pression de la demande, en 1955 est distribuée dans toutes les mairies une « instruction générale relative à l’état civil ». Elle était destinée à élargir et harmoniser la liste des prénoms admissibles. Mais elle fut plus ou moins strictement suivie…

Nuage de Mots Prénoms Féminins en Français

En 1992, le gouvernement présenta une nouvelle loi à l’Assemblée nationale, par l’intermédiaire du garde des Sceaux Michel Vauzelles. Elle affirma que les parents avaient le libre choix du prénom de leur enfant.
Alors, peut-on vraiment appeler son bébé comme on veut ? Non, et fort heureusement parfois !!! La loi de 1993 a maintenu une garde-fou essentiel : l’intérêt de l’enfant.

C’est une donnée très importante car, si le prénom ne définit pas le caractère de chacun, il le définit à ses yeux et aux yeux des autres. Une personne qui n’aime pas son prénom pourrait ressentir une gêne à se présenter.
On ne peut pas présager du caractère et de la personnalité de son bébé. L’un appréciera de sortir du lot quand l’autre aurait préféré se fondre dans la masse… D’où l’importance de prendre en compte l’intérêt de l’enfant. Dur dur de choisir un prénom quand même !!

prénoms masculins

Y a-t-il une solution si on n’aime pas son prénom ?

Là encore, l’histoire a permis une évolution. La loi de germinal rendait difficile un changement de prénom. Pourquoi ? Parce qu’on remettait en cause la décision d’un représentant de l’État qui, à la base, était en droit de refuser le prénom.
La loi de 1993 stipule que « toute personne qui justifie d’un intérêt légitime peut demander à changer de prénom ».
Et il n’est même pas obligatoire d’en arriver là puisque tout prénom inscrit dans l’acte de naissance peut être choisi comme prénom usuel. D’où l’intérêt d’inscrire au moins deux prénoms… Les enfants n’ont pas forcément les mêmes goûts que leurs parents.

Autrefois, le choix s’appuyait sur les traditions familiales, religieuses, les liens sociaux… Aujourd’hui, on peut choisir parmi les prénoms du monde entier. Il est même permis de créer un prénom ! C’est pourquoi les livres concernant les prénoms sont régulièrement mis à jour.
S’il existe déjà, vous pouvez même connaître son étymologie, son histoire, sa consonance. Quant aux traits de caractère qui y sont associés, je laisse cette partie à l’appréciation de chacun.

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